Premier contact à l’étranger : comment se comporter ?

Envisagez-vous de partir vivre dans un autre pays ? Pour cela, en plus de préparer vos affaires et de mener les démarches administratives nécessaires, une préparation psychologique est indispensable. Laquelle vous permettra de surmonter plus aisément les éventuels problèmes des cultures. Autrement dit, il faut anticiper la manière de se comporter lorsqu’on effectue un premier contact à l’étranger. Et ce, afin de faciliter votre intégration sociale dans le pays d’accueil. Que ce la poignée de main, main sur le cœur, bise, hug, salam aleikoum, namaste, abraçao, hochement de tête, courbette, carte de visite, les façons de se présenter à une personne diffèrent d’un pays à l’autre. Exactement comme le cas en Suisse, Inde, Chine, etc. Autant le savoir pour ne pas commettre d’impairs.

Premier contact à l'étranger : la notion d'intelligence culturelle

Premier contact à l'étranger : la notion d'intelligence culturelle

Vous envisagez partir en aventure dans un pays étranger, surtout sur un territoire comme le Japon où la culture n’a pratiquement rien de commun avec celle de la France par exemple. Il s’avère particulièrement important de vous informer en amont sur ses codes culturels.

En effet, en partant à l’étranger, le voyageur doit savoir qu’il est l’étranger. Et entant que tel, il lui incombe la responsabilité absolue de respecter les traditions et coutumes des zones où il se rend. Ce qui va lui permettre de faire le moins d’impairs possible.

Aujourd’hui, le constat pour la plupart des voyageurs, qu’il s’agisse d’un voyage d’affaires ou de loisirs, font de plus en plus d’efforts pour se renseigner.

La notion d’ « intelligence culturelle », ou de « quotient culturel » dont la théorie vient des chercheurs américains au début des années 2000 à une composante fondamentale. Il s’agit de la connaissance des différences culturelles.

Il faut comprendre par là, la capacité d’une personne à s’harmoniser et à entrer en communication avec des personnes de cultures différentes. Les spécialistes du sujet subdivisent cette intelligence en quatre composantes :

  • le degré d’intérêt envers d’autres cultures
  • le niveau de compréhension des différences culturelles
  • la faculté à interpréter les signaux culturels
  • la capacité à se conduire de façon appropriée dans un autre contexte culturel.

L'intelligence culturelle : une aptitude à apprendre

Heureusement, l’intelligence culturelle n’est pas une disposition avec laquelle l’homme est né. Loin de là, il s’agit d’un ensemble d’aptitudes qui peuvent être appréhendé et mis en application. C’est du moins ce qui ressort de la pensée des spécialistes de la question.

En effet, les nombreuses années d’études passées sur cette notion ont abouti à la conclusion selon laquelle les personnes dotées particulièrement de l’intelligence culturelle ont une excellente compréhension au niveau macro des différentes cultures.

L’un des chercheurs du nom de David Livermore s’est donc investi à les rassembler en dix groupes. Ce, en se fondant sur des caractéristiques spécifiques qu’elles partagent. En réalité, c’est loin d’être un rassemblement exact ou exhaustif des milliers de cultures de part le monde.

Il s’agit plutôt d’un point de départ utile pour les individus qui sont censés évoluer dans des contextes multiculturels. Ainsi, prenons par exemple l’Asie confucéenne et plus précisément la Chine, le Japon, la Corée du sud… L’une des principales caractéristiques de ces pays est l’importance du Li qui désigne :

  • étiquette
  • coutumes
  • cérémonie
  • courtoisie
  • civilité

Ceci étant, toute personne qui souhaite s’intégrer facilement dans ces sociétés doit rechercher constamment l’harmonie. Laquelle est conditionnée par l’application du Li dans n’importe quel aspect de sa vie, que ce soit en famille ou en société.

C’est justement pour cette raison que la confrontation directe n’est pas bien appréciée dans ces pays-là. À titre illustratif, il est absurde de perdre la face en Chine par exemple. De même, nous conseillons aux voyageurs de toujours éviter de s’emporter ou de hausser le ton quelque soit leur degré de colère ou de nervosité.

Vous n’entendrez pas souvent un chinois vous dire « non ». Il s’agit d’une réponse un peu trop brutale selon lui. Nous conseillons lors d’un voyage vers ce pays de garder votre calme et votre sourire quelque soit le circonstances.

C’est particulièrement capital lors d’une première rencontre, en plus d’observer avec attention la communication non-verbale. Cette dernière peut révéler tout ce que veut transmettre votre interlocuteur.

Dans plusieurs autres pays d’Asie, la peur de perdre la face est le commun des populations. Au lieu de vous dire qu’on ne connait pas telle chose que vous demandez, on préfère vous fournir un renseignement erroné.

Un autre élément caractérise la plupart des pays asiatiques. Il s’agit de la pudeur. C’est dire que les présentations se font de sorte à ne pas avoir de contact physique entre les deux parties. Pour cela, nous vous déconseillons de toucher la tête des enfants. Elle représente le siège de l’âme.

Belges et Français adeptes de la bise

Comme nous l’avons énoncé précédemment, les contacts physiques en Asie peuvent être interprétés d’une manière très mauvaise. C’est en quelque sorte le grand écart avec l’Amérique latine. En effet, lorsque nous prenons l’exemple de l’Argentine, c’est un pays où les attitudes sont extrêmement chaleureuses.

Vous allez d’ailleurs couramment voir des gens vous prendre dans leurs bras lors de la première rencontre. De leur côté, en revanche, les français ont des difficultés à admettre cette attitude.

À l’instar de Brésil et de la Colombie, cette attitude est très commune en Argentine. Une chaleureuse accolade (abrazo en espagnol, abraço en portugais) pour vous souhaiter la bienvenue.

Nombreux sont ceux que nous observons souvent tendre la main à des gens qu’ils ne connaissent ni d’Adam ni d’Ève en Colombie. Et en retour, ces personnes les regardent d’un air très bizarre. En réalité, la notion de personal space jouit d’une grande importance dans les pays anglo-saxons.

Cette notion se traduit littéralement par espace personnel et même espace vital. Elle veut simplement dire de laisser suffisamment d’espace personnel surtout lors d’une première rencontre avec une personne.

Il y a une importante barrière entre les contacts physiques au sein des populations anglo-saxons. Même si nous voyons parfois des hommes et des femmes s’embrasser dans certains endroits comme la côte Est de l’Amérique, c’est loin d’être la règle dans les cultures anglophones.

Vous pouvez deviner la réaction d’un Anglais qui effectue sa première visite en Belgique qui, lors d’une soirée amicale, se retrouve entrain d’être couvert de bises par ses pairs. Certes, les plus hautes classes de la société anglaise utilisent parfois la bise.

Mais entre amis ou en famille, ce n’est que le hug qui est recommandé, exactement comme aux États-Unis et dans plusieurs autres pays. Attention ! Ne confondez pas le hug avec le câlin. Il s’agit d’une sorte d’accolade qui implique tout une technique.

Surtout, veillez à ne pas vous prendre complètement dans les bras. Il suffit simplement d’avancer votre épaule de sorte à toucher légèrement celle de l’interlocuteur, tout en lui tapotant le dos.

Mais lorsque c’est au travail ou dans les soirées professionnelles, nous conseillons de tendre votre main le plus loin possible pour qu’il y ait un certain fossé entre vous. Avec personal space, il faut un simple hochement de tête pour créer l’harmonie.

Contrairement à l’Europe où la poignée est adoptée dans le domaine des affaires, une simple salutation de la tête suffit pour introduire la présentation aux États-Unis.

Belges et Français adeptes de la bise

Les longues salutations traditionnelles

Lorsque nous entrons dans le monde arabe, c’est plutôt porter la main droite sur le cœur qui est l’usage. Et si vous souhaitez serrer la main à votre interlocuteur, nous vous conseillons de faire attention à ne pas rendre la main gauche. Puisqu’elle est destinée à la toilette, c’est donc une impureté.

En outre, les formules de politesse sont généralement longues. En Jordanie par exemple, le Salut occupe une place de choix dans les présentations. Ce qui entraîne la disparition des traditionnels ‘salamalecs‘ :

  • ‘Salam aleikoum’- que la paix soit sur toi -,
  • ‘Aleikoum salam’ – qu’elle soit sur toi aussi,

Ainsi, le bref salut de l’Occident tend à prendre la place. C’est pourquoi nous conseillons de les utiliser lors de votre premier contact. Cela optimise votre considération. Et pour mettre suffisamment de chance de votre côté en matière d’intégration, l’idéal serait de prononcer quelques mots arabe.

En effet, peu importe l’endroit où vous vous rendez , la connaissance des rudiments de la langue locale est toujours bénéfique lors du premier contact. Même si la langue anglaise a de notoriété partout, celle locale marquera un signe d’intérêt entre le pays d’accueil et sa culture.

Le fait que l’anglais est généralisé dans le monde des affaires a été la source d’une certaine uniformisation des pratiques notamment aux États-Unis et en Europe. Mais hormis cela, beaucoup de pays ne se sont pas détachés de leurs traditions.

Et donc ce n’est pas l’augmentation du flux des visiteurs qui va changer la tendance. Surtout du moment où ceux-ci s’échinent pour s’adapter à cela.

Quelques gestes à éviter presque partout

Du fait de nos nombreuses expériences, nous jugeons utile de vous lister un certain nombre de choses à éviter presque dans les pays où vous voyagez. Ce qui vous aidera à ne pas piétiner les cultures des uns et les traditions des autres.

Par exemple, nous vous interdisons de toucher ou prendre en photo un symbole religieux sans autorisation préalable. Évitez d’utiliser votre main gauche pour donner ou recevoir quelque chose de quelqu’un. Faites attention à ne pas toucher une personne sur la tête.

De plus, nous déconseillons à tout voyageur, quel que soit son pays d’accueil, de prendre l’initiative d’un contact physique avec une personne de sexe opposé. De même, abstenez-vous de faire des blagues, puisque chaque culture les traduit de manière particulière par rapport à ses principes.

Nous vous interdisons aussi de chercher à savoir la rémunération de votre interlocuteur. Surtout évitez l’idée selon laquelle ce dernier est d’accord avec vous au sujet de vos opinions sur :

  • la politique
  • la religion
  • la sexualité, etc.

Lorsque vous êtes invité à un repas dans les pays comme l’Inde, le Maroc ou la Tunisie, nous vous recommandons de jeter à la poubelle vos habitudes européennes. Il n’est pas question de vouloir aider l’hôte ou la famille hospitalière, qui pourrait se sentir lésée.

Quand c’est au Japon, la norme recommande de bien vous déchausser avant de ne pénétrer dans la pièce de votre hôte ou dans un ryokan, c’est-à-dire auberge traditionnelle du Japon. Veillez à ne jamais entrer dans un chambre à tatamis avec vos chaussons.

Nous conseillons plutôt de les laisser à l’entrée, en devanture de la cloison coulissante, et de les ranger de sorte que la pointe se retrouve à l’extérieur.

En Thaïlande, n’attendez rien pour vous débarrasser de vos chaussures lorsque vous êtes invité ou que vous vous rendez par exemple :

  • chez un particulier
  • dans certaines guest-houses
  • dans les lieux ouverts à la visite (dans les temples et parfois dans les musées)

En ce qui concerne le Brésil, nous vous informons qu’il s’agit d’un pays où c’est très mal vu de manger avec la main quel que soit l’aliment, y compris même la pizza ou le sandwich. Pour manger au Japon, évitez de planter vos baguettes dans le riz et de transmettre de la nourriture baguettes à baguettes.

Pour ce qui est de l’Inde, que ce soit au Népal ou au Sri Lanka, l’utilisation de la main gauche doit être bannie de vos habitudes en cas de contact direct avec la nourriture.

Par ailleurs, si la Suisse est connue pour l’usage courant de la poignée de main lors de la salutation, tel n’est pas le cas de l’Inde. Dans ce pays, vous n’avez qu’à joindre vos deux mains sous le menton et d’incliner légèrement la tête tout en laissant entendre Namaste, qui se traduit par Bonjour.

Il est donc hors de question que vous serriez la main de votre interlocuteur, à moins que lui-même même en prenne l’initiative. Un véritable protocole est à respecter par rapport à la carte de visite ou au meishi. Ces éléments se donnent et se reçoivent à deux mains, pincés entre le pouce et l’index de chaque côté, avec une légère inclinaison de la tête.

Quelques gestes à éviter presque partout